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Effondrement de terrain au domaine Essenia par Amélie ST-YVES Pierre Longchamps, citoyen de Cookshire-Eaton, a presque tout perdu après avoir hérité du minuscule tsunami provenant tout droit de l’ancien domaine Drolet. Selon le père d’une famille de deux enfants, une négligence provenant d’un entretien inadéquat du lac, ayant cédé sous la pression de l’eau, aurait causé le sinistre. «Les dégâts chez nous ne se sont pas faits tout seuls, je veux que le gourou remette cela comme c’était», affirme l’homme qui souhaite régler le conflit à l’amiable. Les dommages du domaine de la Fondation Essenia, autrefois domaine Drolet, se compteront en plusieurs centaines de milliers de dollars, explique Pier-Antoine Marier, président fondateur de l’organisme de ressourcement spirituel situé à Cookshire-Eaton. La catastrophe, explique-t-il, s’est produite lorsque deux étangs de propriété privée située à Cookshire-Eaton ont cédé sous la pression des pluies diluviennes, créant trois cours d’eau qui se sont rejoints au village essénien. Au bout de quelques minutes, le terrain et le bâtiment principal s’en sont trouvés inondés. «L’eau a monté très très haut. Je n’ai jamais vu cela de ma vie», raconte monsieur Marier. Très rapidement, ajoute-t-il, une vague de cinq pieds a défoncé un barrage servant également de chemin permettant de se rendre aux chalets, libérant l’eau du lac. Une trentaine de minutes plus tard, les deux lacs principaux de l’ancien domaine Drolet étaient presque asséchés. Toute l’eau ainsi évacuée s’est par la suite retrouvée sur le terrain de Pierre Longchamps, résidant sur le chemin Gamache à Cookshire-Eaton, inondant sa maison et emportant son barrage en même temps que le pont permettant d’atteindre sa résidence. Monsieur Longchamps et sa femme, Céline Larrivée, mentionnent ne pas être assurés pour de tels sinistres, mais que ce n’était pas nécessaire. «Je n’ai jamais vu cela, même dans les grosses crues du printemps», dit-il. Négligence «Le lac du domaine Drolet était plein au maximum, il n’était pas capable de prendre les 50 mm de pluie», explique Pierre Longchamps. Il soutient que l’entretien des valves du lac a dû être négligé et que, selon une de ses sources personnelles, l’appel logé au 911 faisait mention d’une incapacité d’ouvrir les valves pour soulager la tension de l’eau. «Les valves étaient déjà ouvertes au maximum, mais ça n’a rien donné», affirme monsieur Marier. Le président d’Essenia rappelle que des dons seraient les bienvenus. «Je ne pense pas qu’on ait les assurances appropriées», conclut l’homme. Zone sinistrée Le maire de Cookshire-Eaton, Normand Potvin, mentionne avoir fait une demande au gouvernement du Québec pour que les terrains endommagés soient déclarés zone sinistrée, permettant aux propriétaires de toucher des subventions pour la reconstruction. «Je trouve cela dramatique, ce sont des coûts inutiles pour les particuliers et pour la municipalité», conclut le maire.
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