|
|
Les générations se croisent à Bishopton pour un échange de connaissances par Amélie ST-YVES «Les jeunes… qu’est-ce qu’il y a de plus fin que des jeunes…», dit Marie-Florence Lacasse, en visite à l’école Notre-Dame-du-Paradis de Marbleton. En compagnie de trois autres dames du foyer de Bishopton, cette dernière participait récemment à un échange de connaissances particulier, regroupant des enfants de première et de deuxième année avec des gens du troisième âge. Un concert présenté à Noël, des cartes adressées à la Saint-Valentin, les élèves de l’école Notre-Dame-du-Paradis n’en sont pas à leur première expérience avec les personnes âgées du foyer de Bishopton. Cette fois, c’était au tour des aînés de venir visiter l’école primaire, mentionne l’enseignante Jacinthe Audet Bolduc. Les participants ont profité de l’occasion pour comparer l’école d’aujourd’hui avec celle d’antan. Madame Bolduc explique que l’activité, parrainée par le Centre de services et d’éducation populaire du Haut-Saint-François (CSEP), permet aux jeunes d’être sensibilisés aux personnes âgées et à leur réalité. Depuis le début des activités, l’éducatrice mentionne avoir noté un meilleur respect et une plus grande attention du côté des élèves. L’ambiance était définitivement à l’énervement du côté des jeunes. «Quand la cloche a sonné, je me suis dépêchée à prendre mon rang et j’ai dit à tout le monde de garder silence», confie la petite Évelyne Veltamp. Elle affirme apprécier l’activité puisqu’elle aime faire plaisir. Louvigny Couture avait lui aussi bien hâte. «J’avais hâte de leur chanter des chansons et de savoir ce qu’il y avait à l’école avant», mentionne-t-il. Les enfants constatent avec étonnement la première grande différence d’hier à aujourd’hui, selon les personnes âgées. «La maîtresse avec des shorts!» Marie-Florence Lacasse en a fait rire plus d’un avec cette première remarque pleine de spontanéité. Elle rappelle qu’à l’époque, les religieuses s’occupaient de la classe et qu’elles ne devaient avoir ni mari, ni enfant… ni vêtements provocants. Elle est suivie de Germaine Patry, qui se rappelle du poêle à bois au milieu de la classe duquel il ne fallait s’asseoir ni trop près ni trop loin, de peur de suer ou de grelotter toute la journée. Pour Desneiges Robert, les tableaux blancs magnétiques sont bien différents des grands tableaux noirs de l’époque. La vieille dame se souvient également des punitions, beaucoup plus sévères autrefois. D’hier à aujourd’hui, les choses ont énormément évolué dans les classes d’école primaire. Janine Gravel est ravie du changement. «Je ne peux pas évaluer la différence. Ils ont les yeux pétillants… les nôtres n’étaient pas comme cela».
|